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Le Prix Occitanie – Médicis

Présentation

Villa Médicis - Crédits : Assaf Shoshan
Villa Médicis - Crédits : Assaf Shoshan

Vous êtes artiste plasticien et visuel : la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et l’Académie de France à Rome (Villa Médicis) ont créé pour vous un prix prestigieux pour vous accueillir en résidence à Rome et promouvoir votre talent.

Depuis 2018, ce prix consacré à la création a pour objectif de découvrir, soutenir et promouvoir les talents d’Occitanie sur la scène internationale. Grâce à une étroite collaboration avec la Villa Médicis, ce prix est de nouveau ouvert en 2022 aux artistes plasticiens et visuels de la région Occitanie.

Comme les années précédentes la sélection s’opère sur dossier de candidature et sur audition des candidats présélectionnés qui exposeront chacun leur projet devant un jury composé de représentants de la Région, du directeur de la Villa Médicis, et d’experts associés.

Le prix

Le ou la lauréate du concours bénéficiera :

  • d’une résidence de trois mois à la Villa Médicis de octobre à décembre 2022 ;
  • d’une bourse de la Région Occitanie. Le montant est fixé à 10 500 euros pour les 3 mois de résidence ;
  • de la prise en charge par la Région Occitanie de son hébergement à la Villa Médicis ;
  • l’année suivant la résidence, la Région pourra proposer à l’artiste l’organisation d’une exposition au Musée Régional d’Art Contemporain de Sérignan (MRAC), ou au Centre Régional d’Art Contemporain de Sète (CRAC) ou la publication d’un catalogue.

Les candidatures

  • être un artiste professionnel dans le domaine des arts plastiques et visuels ;
  • justifier d’un statut d’artiste-auteur relevant des arts plastiques et visuels ou être titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur en arts plastiques et visuels ;
  • résider en Occitanie ou avoir un lien avec la Région (lieu de naissance, formation diplômante). Les candidatures d’artistes impliqués dans la vie artistique et culturelle du territoire seront étudiées en priorité.

Pour postuler

Un formulaire en ligne est à compléter en bas de la présente page. Y figurent également le règlement du prix ainsi que l’ensemble des éléments d’information sur le prix.

Les inscriptions sont closes.

Pour toute demande d’information, il conviendra de contacter Catherine Fougère, Conseillère technique Relations internationales à la Direction de la culture et du patrimoine de la Région Occitanie, à l’adresse suivante : catherine.fougere@laregion.fr

Calendrier 2022

  • 15 avril : date limite de dépôt des candidatures
  • Juin : jury de sélection et audition des candidats
  • Juillet : proclamation officielle des résultats et attribution d’une bourse au Lauréat par la Région
  • Octobre / décembre : accueil en résidence par la Villa Médicis

Contenu du dossier numérique

Les documents suivants sont à télécharger pour candidater :

  • attestation URSSAF et avis SIRENE avec code APE relevant des arts plastiques et justifiant du statut d’artiste auteur ou une copie du diplôme de l’enseignement supérieur en arts plastiques ou visuels ;
  • un dossier d’artiste comprenant : une présentation du parcours et de la démarche artistique, des visuels des œuvres réalisées, un curriculum vitae ;
  • un descriptif de votre projet de résidence portant sur les objectifs, les suites envisagées et les motivations relatives à la Villa Médicis ;
  • le règlement ci-joint dûment signé et complété de la mention « bon pour accord » ;
  • le libre accord et autorisation de prise de vue, d’utilisation et diffusion d’image ci-joint dûment complété et signé ;
  • copie recto-verso d’une carte d’identité ou d’un passeport ;
  • un relevé d’identité bancaire.

L’artiste pourra joindre tout autre document qu’il jugera utile pour présenter son travail.
Attention les documents dépassant 10 Mo ne pourront être téléchargés sur le site.

Le mot de la Présidente

L’année 2022 marque la 5eme édition du Prix Occitanie-Médicis depuis le partenariat inédit mis en place en 2018 entre la Région et la prestigieuse institution qu’est l’Académie de France à Rome dite « Villa Médicis ».

Depuis lors le succès de ce partenariat n’a cessé d’être confirmé par l’intérêt porté par le milieu professionnel, la qualité des résidences et des productions artistiques ainsi que l’intérêt renouvelé chaque année par l’Académie de France à Rome et la Région Occitanie pour poursuivre leur collaboration.

Sont associés à ce prix de nombreux experts nationaux et internationaux pour l’organisation d’un jury très sélectif ainsi que nos structures régionales que sont le Centre Régional d’Art Contemporain de Sète et le Musée Régional d’Art Contemporain de Sérignan qui donnent à voir le travail des lauréats dans le cadre de leur programmation annuelle.

Parce que je crois dans le potentiel artistique et culturel de la Région comme vecteur de rayonnement international de notre collectivité, parce que je gage sur la reprise des échanges et de l’ouverture des frontières pour une coopération internationale solidaire et responsable en ces temps de pandémie je m’engage de nouveau pleinement, au nom de la Région, dans le renouvèlement de ce prix en 2022.

Carole DELGA
Présidente de la Région Occitanie

Retour sur les éditions précédentes

Geometries of l o v e - Exhibition View at Very 2019 -
Geometries of l o v e - Exhibition View at Very 2019 -
Crédits : Antoine Renard

Un partenariat inédit pour un prix exceptionnel

  • Une première en 2018 pour l’Académie de France à Rome qui organise ce partenariat avec une collectivité territoriale (conception du prix, organisation, communication, sélection des candidats, accueil en résidence du lauréat)
  • le prix co-organisé par les deux partenaires Région Occitanie/Académie de France à Rome – Villa Médicis s’inscrit dans une dynamique globale d’accompagnement à l’international des artistes d’Occitanie avec, pour le lauréat :
    • un accueil de 3 mois à Rome avec mise à disposition d’un logement et d’un atelier de travail à la Villa et possibilité de participer à la dynamique culturelle du lieu (cf. les « Jeudis de la Villa ») ;
    • une bourse de création attribuée par la Région Occitanie ;
    • un suivi de son travail avec l’organisation pour le pensionnaire d’une exposition au Centre Régional d’Art Contemporain de Sète ou au Musée Régional d’Art Contemporain de Sérignan ou la publication d’un catalogue.

Les lauréats

Paul Loubet : lauréat de l’édition 2021

Originaire de Béziers, Paul Loubet est un peintre illustrateur passionné par les paysages urbains et dont le travail est un assemblage sans hiérarchie aucune de nombreuses références, à la fois classiques, populaires et sociétales, associé à une volonté de simplification des formes.

Son projet de résidence à la Villa Médicis s’inscrit dans le cadre de ses recherches sur la cartographie et les systèmes de représentation en 2D, autour d’une œuvre mêlant plateau topographique et figurines en plomb semi abstraites et ayant pour point de départ les jeux vidéo de stratégie « Age of Empire » et « Civilization Sid Meier ». Du fait de sa position géographique, son histoire, et son rayonnement, la Villa Médicis est le lieu idéal pour que l’artiste puisse développer son projet. Celui-ci posera un regard anachronique et absurde sur les visions fantasmées de l’histoire des civilisations et notamment sur l’histoire des civilisations antiques dont Rome est l’un des berceaux.

Noëlle Pujol : lauréate de l’édition 2020

Noëlle Pujol est artiste et réalisatrice. Née en 1972, elle a grandi dans les Pyrénées à la frontière de la France et de l’Espagne. Après avoir obtenu une Maîtrise d’Histoire des Arts à l’Université de Toulouse le Mirail, elle poursuit ses études à l’École Nationale Supérieure des Beaux- Arts de Paris et au Fresnoy - Studio national des arts contemporains. Noëlle n’a jamais cessé de produire, alternant la réalisation de films et la fabrication d’installation, dans des espaces d’expositions mêlant conjointement la projection vidéo, la photographie et le dessin : Espace Culturel Louis Vuitton, Paris ; Musée du Jeu de Paume, Paris ; Galerie Bischoff/Weiss, Londres ; IAC Villeurbanne, Exposition Universelle d’Aïchi au Japon… Ses films sont projetés dans de nombreux festivals internationaux : FID Marseille, lndielisboa, Doclisboa, Festival International du film de Rome, Duisburg film festival, FICUNAM Mexique…

Dans les projets filmiques qu’elle mène, il y a toujours pour elle la nécessité d’un engagement physique : être sur les lieux, s’en imprégner, se mesurer à eux. Soucieuse du cadre et des images, des lieux et des personnes qu’elle filme, son univers visuel apparemment simple et dépouillé, mêle avec malice et gravité, l’étonnement qui s’ouvre sur le monde. Ses œuvres figurent dans les collections du Centre national des arts plastiques (CNAP). Elle vient de terminer l’écriture du scénario de son premier long métrage de fiction Boum ! Boum ! une fantaisie musicale qui se déroule dans le quartier des Puces de Saint-Ouen.

« Cela fait soixante et onze jours que je vis, je rêve dans La Chambre 24 de la Villa.

Passez la grande Porte de Fer, grimpez cent vingt-cinq marches, c’est la huitième porte perchée sur la coursive, face au palmier trapéziste au long cou. Le dix-sept décembre, à partir de dix-huit heures, soit quarante-huit années après mon premier jour, j’y exposerai mes objets de fouilles, notes, photos, dessins, enquêtes irrésolues et tâtonnantes, bref un chantier cinéma.

Avec Mademoiselle Pujol-Vernet, Horace Vernet, Jean Despujols, Lola Braccini, le Marquis de Sade, Georges Braque, Klaus Theweleit, Juliet Berto, Patrick Boucheron, les Apaches de Saint-Ouen, Marco Ferreri et ses amis… »

Telle est l’invitation, extrait d’un récit en miniature dans lequel on peut lire la description d’une expérience, qui m’a donné l’opportunité de travailler et de m’immerger au cœur de l’histoire de La Chambre 24 et celle de mon film en cours « Boum ! Boum ! » sans oublier la Piazza del Popolo.

Boris Geoffroy : prix « Coup de cœur » 2020

ÎLE/MER/FROID, composée d’Antony Lille, Hugo Lemaire et Boris Geoffroy, est une pratique artistique commune, définie comme un quatrième corps prenant forme lors de périodes de travail intenses, de création et de vie commune. Cette pratique se situe et se développe dans le paysage, et se manifeste par la conception de systèmes de production qui prennent en compte dans le processus la fabrication des outils, des supports et des matériaux. Cette dynamique commune et son écologie de travail - soit le rapport triangulaire entre le groupe, le milieu et la production - en sont les moteurs principaux. PAL, formation de musique expérimentale improvisée live, peut être considéré comme le versant sonore de la même relation.

Le projet qu’ils développent à la Villa Médicis prend comme point de départ la pratique tinctoriale à partir de plantes sauvages qu’ils développent dans leurs dernières productions pour mettre en perspective la relation de la ville à la nature. Il s’agit d’appréhender la ville comme une zone de grande porosité, d’en retrouver le relief originel, de déceler les témoins d’une lutte sourde, dans l’artificialisation de ses périphéries par le bâtit et l’occupation de chaque interstice par le sauvage, mais aussi de mettre en exergue les utilisations et les représentations du naturel présentes dans l’ornementation, l’art, l’architecture, les mythes, la culture qui s’est développée à partir de ces rapports complexes.

Braiche, teintures végétales, drap ancien, 2021, Villa Médicis, Rome
Braiche, teintures végétales, drap ancien, 2021, Villa Médicis, Rome
Crédits : Boris Geoffroy
Antoine Renard : lauréat de l’édition 2019 – Exposition au CRAC 2021

Antoine Renard est né en 1984 à Paris. Il est diplômé de l’École des beaux-arts de Dijon en 2008. Il vit à Berlin entre 2008 et 2017 où il codirige l’espace indépendant Center. Depuis 2017 il travaille entre Paris et Lourdes, où il a grandi. Son travail a été montré au Palais de Tokyo dans l’exposition collective Futur, ancien, fugitif en 2019. La galerie Nathalie Obadia lui a consacré une exposition personnelle en 2021.

En 2020, il est lauréat de la bourse doctorale SACRe PSL avec l’École des Beaux-Arts de Paris, où il prépare une thèse sur les matérialités du parfum et l’olfaction comme champ étendu de la sculpture, avec Pascal Rousseau comme directeur de thèse. Antoine Renard est représenté par la galerie Nathalie Obadia à Paris.

L’exposition Pharmakon organisée au CRAC Occitanie du 08/10/2021 au 06/02/2022 a présenté les nouvelles productions d’Antoine Renard réalisées suite à sa résidence à la Villa Médicis en 2019, dans le cadre du Prix Occitanie - Médicis. À Rome, il a pu mener différentes recherches autour du parfum, conçu comme support de la psyché, de la mémoire et de l’identité. Puisant dans l’héritage culturel de Rome et de la Méditerranée, Antoine Renard s’est appuyé sur les cultures antiques et chrétiennes qui ont une large expérience du parfum dans la relation à la mystique, au corps et à la guérison. Cette recherche en Italie a été précédée de plusieurs séjours en Amazonie péruvienne entre 2018 et 2020, au cours desquels Antoine Renard a étudié différents rituels de guérison, pratiqués sur de jeunes adolescents et adultes affectés par des addictions sévères. Dans ce cadre, Antoine Renard découvre l’importance des parfums dans ces thérapies, notamment avec les Perfumeros, guérisseurs qui développent des pratiques de soins olfactives. Depuis plus d’une dizaine d’années, Antoine Renard développe un travail de sculpture, d’installation ou de vidéo, dans lequel il convie ce qui est dans l’ombre, tapi dans les recoins du subconscient, où il désosse et met à plat les mécanismes de peur et d’angoisse qui irriguent parfois notre rapport au réel jusqu’à la transgression.

S’il convie des technologies de pointe et des imageries numériques high tech, c’est souvent pour les frelater, les tordre dans leur usage, pousser à bout le potentiel d’erreur et les déviances de la machine. Pour l’exposition au Crac Occitanie, Antoine Renard présente un ensemble d’œuvres conçues à partir de prélèvements de matières premières et d’observations empiriques, effectués lors de ses recherches. Traitées selon des procédés techno-chimiques, ces matières sont interprétées et reformulées sous forme de vidéos, de sons, de sculptures et d’odeurs. Créant un environnement poreux où des éléments chimiques, numériques et psychiques se confondent, l’artiste ouvre des pistes de dialogue entre des courants de pensées qui lui sont chers, tels que le végétalisme, la théologie mystique, le structuralisme et la logique scientifique.