Sans verser dans le catastrophisme, le constat d’une succession de crises, plus nombreuses et d’une intensité inédite, est nécessaire pour répondre aux défis qui sont les nôtres. Dérèglement climatique, tensions géopolitiques, confiance démocratique en berne, crise budgétaire, malaise social, …
L’impact de ces bouleversements dans nos territoires nous oblige d’être à la hauteur de la situation tant pour préserver l’avenir que pour le construire. Depuis 2016, nous avons saisi les enjeux environnementaux, économiques, sociaux et territoriaux. Nous avons proposé, et mis en œuvre, des mesures concrètes afin d’y répondre, de favoriser le développement des territoires tout en protégeant les habitants.
Nous avons pu faire face aux chocs passés, comme nous répondrons aux chocs futurs, grâce à une gestion financière saine et responsable, à l’opposé des tracts mensongers de l’extrême droite, entre amateurisme et malhonnêteté intellectuelle.
Oui, notre maîtrise des dépenses de fonctionnement n’est plus à démontrer. Elle permet d’ailleurs de dégager un autofinancement stable afin de préserver une sobriété fiscale et un haut niveau d’investissement. Depuis 2016, l’Occitanie est la Région qui investit le plus et cette ambition est durable. Chaque année, la chambre régionale des comptes, ainsi que les agences de notation indépendantes soulignent cette bonne solvabilité financière afin de regarder l’avenir sereinement.
Avec l’ambition « Occitanie résiliente », adoptée le 14 novembre dernier, nous voulons poursuivre et amplifier ces politiques, tout en appelant la nécessaire solidarité nationale et européenne face à la triple spécificité de l’Occitanie : Région la plus impactée par le changement climatique, la plus dynamique au niveau démographique et la plus enclavée.
Plus que jamais, il s’agit d’innover, d’anticiper et d’agir plutôt que de laisser faire et donc subir.
Concrètement. Nous voulons que l’Occitanie conforte son industrie existante et attire de nouveaux fleurons industriels afin de créer des emplois durables sur notre territoire.
Nous voulons développer les énergies décarbonées comme nous le faisons avec la filière de l’éolien flottant au port de Port-la-Nouvelle ou avec notre plan en faveur de l’hydrogène.
Nous voulons que les mobilités, notamment ferroviaires, contribuent à réduire notre empreinte écologique grâce à de nouvelles lignes, de nouveaux équipements et une politique tarifaire juste et audacieuse. Nous voulons répondre à la crise du logement et de l’habitat par la rénovation et la construction de logements sociaux.
Nous voulons rendre l’accès à la santé accessible à tous par notre groupement « Ma santé, Ma Région » qui a permis le recrutement de 110 professionnels et l’ouverture de 26 centres de santé ainsi que par le soutien au système de santé local.
Nous voulons lutter contre la sécheresse et la raréfaction de la ressource en eau avec de nouveaux modes de gestion, la réutilisation, la sécurisation de la ressource et le partage équitable de l’eau.
Nous voulons développer une agriculture durable pour favoriser la qualité, l’installation d’agriculteurs comme leur juste rémunération, et la promotion de nos productions, en somme faire de la souveraineté alimentaire une réalité.
Nous voulons agir pour le climat et pour la biodiversité en préservant les espaces naturels et en restaurant les écosystèmes. Nous voulons continuer de miser sur un tourisme durable et solidaire afin de répondre aux attentes des visiteurs, aux besoins de nos territoires et aux enjeux environnementaux.
Pour cela, la Région répond évidemment présent et fera preuve de leadership, en entraînant avec elle l’ensemble des acteurs des territoires. Elle a aussi besoin d’un État qui ne condamne pas les collectivités locales sur l’autel de l’austérité et qui engage une véritable simplification pour que nous puissions agir vite, juste et mieux.
Le Président du groupe Socialistes et Citoyens d’Occitanie

