Préserver les capacités d’actions futures de la Région
Dans un contexte national marqué par l’instabilité politique et un projet de loi de finances particulièrement contraint, la Région Occitanie défend une ligne de responsabilité et de dialogue, indispensable pour garantir la visibilité des acteurs économiques, des services publics et des collectivités.
Carole Delga a rappelé que les collectivités territoriales, qui assurent près de 70 % de l’investissement public, ne peuvent être traitées comme des variables d’ajustement budgétaire, alors qu’elles ne représentent que 6,5 % de la dette publique nationale. Pour 2026, la contribution demandée aux collectivités atteindrait 23 % de l’effort national, avec un impact estimé à 7,4 Md€, dont plus de 140 M€ pour la Région Occitanie.
La Région continue de se mobiliser pour que cet effort reste juste et proportionné, notamment concernant la poursuite de la baisse des dotations, la diminution inégalitaire de la DCRTP (Dotation de Compensation de la Réforme de la Taxe Professionnelle), une nouvelle fragilisation des formations sanitaires et sociales, ainsi que le doublement du prélèvement DILICO (dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités) pesant principalement sur les Régions.
Le sérieux budgétaire au service de l’investissement
En 2026, la Région restera la 1ère Région française sur l’investissement par habitant (176€ vs 152€ en moyenne pour les autres Région). La priorité sera donnée aux mobilités du quotidien, aux lycées et la formation des lycéens et étudiants, à la santé de proximité, la transition écologique et énergétique, à l’agriculture et la souveraineté alimentaire, ainsi qu’au développement économique et l’emploi. Ces priorités traduisent la volonté de maintenir un haut niveau d’investissement public pour préparer l’avenir, renforcer la résilience du territoire et garantir la qualité de vie des habitants, malgré un contexte budgétaire contraint
La Région Occitanie répond à la manipulation des chiffres et à l’amateurisme du RN
Une analyse sérieuse et transparente des finances publiques nécessite de prendre en compte les effets de périmètre (transferts de compétences, montée en puissance des Régions à la demande de l’Etat : plan de relance Covid, plan Ségur de la santé, etc).
1- Dépenses de fonctionnement : une gestion sérieuse et responsable.
À périmètre constant, compte tenu des nombreux transferts de compétences, il n’y a pas d’augmentation des dépenses de fonctionnement entre 2017 et 2024 : celles-ci ont même diminué de 0,1 %, passant de 2,156 Md€ à 2,153 Md€.
La fusion des deux ex-Régions a permis plus de 150 M€ d’économies de gestion. Le maintien d’un autofinancement proche de 500 M€ démontre une maîtrise continue des dépenses, malgré 350 M€ d’impacts budgétaires liés aux décisions unilatérales de l’État en trois ans. Par exemple, sur les dépenses de personnels : la masse salariale représente 18,2 % des dépenses de fonctionnement, contre 19,3 % pour l’ensemble des Régions. Avec une évolution des effectifs nulle à périmètre constant entre 2022 et 2024.
2- Leviers fiscaux régionaux : une fiscalité modérée
La Région Occitanie ne dispose que de deux leviers fiscaux :
- Taxe sur les cartes grises : position médiane de la Région : 7ème sur 13 pour le prix de la carte grise (59,5 €/CV, proche de la moyenne nationale) ;
- Versement mobilité rural et régional (VMRR) limité à 0,15 % et appliqué sur seulement 18 % du territoire, contrairement à d’autres Régions qui l’appliquent sur l’ensemble de leur territoire.
3- 1ère Région sur l’investissement par habitant : 176 € par an en moyenne depuis 2016, contre 152 € pour les autres Régions.
4- Endettement soutenable : capacité de désendettement proche de 7 ans (dans la moyenne des autres Régions), loin du seuil d’alerte fixé à 9 ans. La bonne santé financière de la Région a toujours été confirmée par la Chambre régionale des comptes ainsi que les agences de notation indépendantes.
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