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Hervé Di Rosa, un artiste sétois à découvrir

Qu’est-ce que l’art modeste ? À cette question, Hervé Di Rosa répond que l’art est partout autour de nous, des figurines en plastiques aux vieilles enseignes ! Fondateur du Musée International des Arts Modestes (MIAM), il est très attaché à Sète, sa ville d’origine.

Collectionneur passionné et artiste de renom, Hervé Di Rosa est aussi l'un des concepteurs des arts modestes
Collectionneur passionné et artiste de renom, Hervé Di Rosa est aussi l’un des concepteurs des arts modestes
Crédits : Victoire Di Rosa

Et si un jouet ancien ou une vieille enseigne peinte à la main avaient autant de valeur qu’un portrait exposé dans un musée ? C’est l’idée défendue par Hervé Di Rosa, figure majeure de l’art modeste en France.

Cofondateur du Musée International des Arts Modestes (MIAM) avec son ami Bernard Belluc, artiste et collectionneur montpelliérain, le peintre sétois invite à poser un regard neuf sur les objets du quotidien. Son travail mêle différentes formes d’art - parmi lesquels la bande dessinée et le graffiti - et s’inspire de ses nombreux voyages à travers le monde. Ses œuvres sont exposées en France et à l’international.

L’art et le patrimoine sont aussi à vous, saisissez-vous-en !

Hervé Di Rosa

L’art modeste, c’est quoi pour vous ?

Di Rosa, un univers coloré et libre à découvrir
Di Rosa, un univers coloré et libre à découvrir

L’art modeste regroupe toutes les marges de l’art. Il donne un nom à tous les objets dépréciés, méprisés, ignorés, mais qui traduisent l’infinie ingéniosité d’artistes anonymes. Il nait souvent de la nécessité mais aussi parfois, simplement de la volonté de rendre la vie plus belle par un petit geste exceptionnel. C’est l’œil de l’artiste ou du collectionneur qui peut « détecter » l’art modeste et redonner vie à des objets ou des œuvres oubliées ou cachées.

L’art modeste est en constante évolution. Très souvent les formes d’art marginales sont récupérées par l’art dominant, le système marchand. Le rock, le punk, ou la bande dessinée étaient des formes méprisées quand j’étais jeune ; aujourd’hui ils sont dans les musées. Heureusement, les marges renaissent sans cesse et les artistes nous étonnent toujours si on sait rester curieux.

Sète, une ville inspirante ?

Sète est une ville très accueillante pour les artistes. Elle possède un écosystème artistique très dense, et même exceptionnel pour une ville de cette taille. Plus généralement, l’Occitanie est une région très riche culturellement. Il y a plus de musées et de lieux d’art ici que dans la totalité de certains pays !

Que diriez-vous aux gens qui hésitent à pousser la porte des musées ?

Si certains hésitent, ce n’est pas la faute des artistes mais de la manière dont on présente l’art. Au MIAM, nous faisons tout pour accueillir tous les publics, tout en gardant une grande exigence scénographique et une forte ambition artistique. Notre précédente exposition « Superbe Marché » a d’ailleurs attiré plus de 45 000 visiteurs, soit l’équivalent de la population à Sète.