Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des travaux du groupe de travail commun des Corridors européens Atlantique et Méditerranéen engagés à Valence en mars 2025 et poursuivis à Toulouse en décembre dernier, consacrés à la résilience des infrastructures du transport ferroviaire face au changement climatique. Cette réunion marque une nouvelle étape dans la coordination des territoires engagés le long de l’arc méditerranéen.
Ces échanges se sont tenus en présence de Jean-Luc Gibelin, Vice-président de la Région Occitanie, Jean-Pierre Serrus, Vice-président de la Région Sud, Manel Nadal i Farreras, Secrétaire général aux Infrastructures de la Generalitat de Catalunya, et Marco Scajola, Assesseur aux Transports de la Regione Liguria.
À l’issue d’un temps de présentation des projets conduits actuellement sur chacun des quatre territoires, les représentants ont souligné l’importance des enjeux et la nécessité d’amplifier leur mobilisation commune. Un plan d’actions immédiat a ainsi été acté :
- le renforcement de la coopération entre les quatre Régions afin d’accélérer le déploiement de transports ferroviaires décarbonés, plus performants et plus résilients, avec une offre de trains accrue et un service amélioré ;
- la définition d’une stratégie intégrée pour les voyageurs et le fret, à la fois locale et transfrontalière entre 3 pays de l’Union européenne situés sur l’arc méditerranéen, de Gênes à Valence, visant à réduire le trafic routier et à renforcer la desserte des ports ;
- la prise en compte stratégique du projet pour le transport militaire et civil en Europe ;
- l’affirmation d’une position commune pour défendre les liens territoriaux, culturels et économiques qui structurent le sud de l’Europe.
Cette dynamique collective se poursuivra dans la perspective des prochains forums du Corridor ferroviaire méditerranéen, réunissant l’ensemble des pays partenaires, de l’Espagne à l’Ukraine, afin de porter une ambition ferroviaire partagée à l’échelle européenne.
Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, Présidente de Régions de France, Présidente du conseil d’administration de la Société de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan, a déclaré : « La Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan est, comme chacun sait, une priorité pour la Région Occitanie, mais aussi un projet stratégique pour nos voisins espagnols, italiens et ceux de la région Sud car il s’inscrit dans le Corridor méditerranéen qui va de l’Espagne à l’Ukraine. C’est une infrastructure essentielle pour développer les transports décarbonés et le fret ferroviaire entre le sud et le nord de l’Europe. Cette ligne va permettre de renforcer l’offre de TGV et de trains du quotidien, de désenclaver nos territoires, de réduire le trafic de poids lourds sur l’A9 mais aussi de sécuriser la ligne du Littoral existante face aux risques climatiques. Notre engagement reste entier : nous continuerons de défendre ce projet si essentiel pour l’avenir de notre région. Et nous le ferons aux côtés de nos habitants mais aussi de nos régions voisines et partenaires. »
Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France, Président de la Société de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur, a déclaré : « Plus qu’un projet d’infrastructure, la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur est un véritable projet de territoire qui nous permettra de relier plus efficacement et plus durablement nos 3 départements littoraux avec plus de trains et des trains plus rapides. Mais plus encore, LNPCA est aussi un projet très structurant à échelle nationale et européenne. Elle est dans notre région le maillon indispensable d’un arc ferroviaire à haute performance de Barcelone à Gênes. C’est tout le sens de la coopération renforcée que nous construisons pas à pas avec nos voisins et partenaires occitans, ligures et catalans. Le Corridor ferroviaire méditerranéen est une nécessité pour le sud de l’Europe. Moins de camions sur les routes, plus de trains pour les voyageurs et le fret : c’est concret, écologique et stratégique. L’Europe des Régions est en marche et j’ai même envie de dire qu’elle prend le train ! ».
Salvador Illa, Président de la Generalitat de Catalunya, a déclaré : « Le Corridor méditerranéen est une infrastructure prioritaire pour la Catalogne, mais c’est aussi un projet stratégique pour l’Europe, qui permettra une plus grande interconnexion du nord au sud du continent et contribuera à progresser vers un système de transport ferroviaire plus durable. Pour cette raison, la coopération entre les régions est essentielle pour faire avancer le projet auprès de l’Union européenne. »
Marco Scajola, Assesseur aux Transports de la Regione Liguria, a déclaré : « Renforcer la coopération entre la Ligurie, la Région Sud, la Catalogne et la Région Occitanie est une condition indispensable pour améliorer de manière concrète et efficace la mobilité transfrontalière. L’Italie et la Ligurie jouent un rôle central au sein du Corridor méditerranéen et nous souhaitons valoriser cette position à travers une stratégie partagée d’investissements, de planification et de vision commune. Je crois fermement à la coopération internationale comme outil capable de créer un système à l’échelle européenne. La mobilité représente l’un des grands défis de notre époque et, en même temps, une formidable opportunité de développement, de cohésion et de croissance. L’objectif est de renforcer les liaisons avec la France voisine, pour ensuite regarder au-delà, vers l’Espagne, en construisant un système de transport public moderne, intégré et véritablement européen. Un projet de ce type représenterait un véritable changement de paradigme, une nouvelle vision de la mobilité ayant un impact concret et positif sur la vie des citoyens, favorisant les déplacements quotidiens, le tourisme et les échanges économiques. C’est le signe d’une force renouvelée du dialogue méditerranéen entre pays et régions partageant des intérêts, des défis et des perspectives communs ».
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