Les élus communistes de la Région Occitanie prennent acte des déclarations du Premier ministre, affirmant le caractère « irréversible » du projet de LGV Bordeaux Toulouse et annonçant de nouveaux engagements financiers de l’État. Cette clarification était devenue indispensable pour les territoires, les usagers, les salariés du secteur ferroviaire et les collectivités engagées dans le financement du projet. Le développement du rail constitue une nécessité écologique, sociale et industrielle, Toulouse demeurant la grande métropole française la plus mal reliée au réseau ferroviaire national à grande vitesse. Cette situation pénalise les habitants, l’économie régionale et l’aménagement équilibré du territoire.
La LGV ne peut cependant être pensée comme un projet réservé aux seules métropoles. Elle doit s’accompagner d’investissements massifs dans les trains du quotidien, le développement du fret ferroviaire, la modernisation des petites lignes et d’une véritable politique publique de mobilité accessible à tous. Nous resterons vigilants sur la nécessité de poursuivre la ligne Bordeaux-Toulouse-Dax, dans la garantie de ne pas recourir à un Partenariat Public Privé pour sa construction.
Éric Cadoré, Groupe Communistes, Républicain et Citoyen

