Ouvert par Hervé Baro, vice-président du Département de l’Aude délégué aux Solidarités territoriales et aux Relations internationales, le conseil d’administration de la SLNMP a procédé au renouvellement de sa gouvernance. Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a été réélue présidente du conseil d’administration de la société publique, tandis qu’Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales, a été élue vice-présidente.
Lors de cette séance, le conseil d’administration a adopté le budget 2026 de la SLNMP et a rappelé l’engagement financier des collectivités partenaires jusqu’en 2028, pour un montant total de 66,7 M€. Ce soutien permet de poursuivre les études et procédures nécessaires à la réalisation du projet, dont le démarrage des travaux de la phase 1 entre Montpellier et Béziers est maintenu en 2029 pour une mise en service en 2034.
À cette occasion, Loïc Linares, président de Sète agglopôle méditerranée, a également confirmé le dégel de la participation financière de la communauté d’agglomération au projet, à la suite des garanties apportées au sujet du développement de la desserte ferroviaire sur le territoire ainsi que de la préservation de la ressource en eau et des paysages.
Les administrateurs ont enfin salué la mission conduite à Bruxelles les 24 et 25 juin derniers par une délégation pilotée par Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des Mobilités pour tous et des Infrastructures de transports. Cette séquence de travail avec les partenaires européens a permis de réaffirmer l’intérêt stratégique de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan à l’échelle du corridor méditerranéen et de recueillir un soutien marqué de la Commission européenne.
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et du conseil d’administration de la SLNMP : « Vote du budget 2026, engagement confirmé de Sète Agglopôle Méditerranée… La LNMP continue d’avancer et franchit aujourd’hui de nouvelles étapes décisives. Car cette ligne n’est pas une option, elle est une nécessité. Nécessité pour sécuriser durablement l’axe ferroviaire méditerranéen face aux risques croissants qui pèsent sur la ligne du Littoral. Nécessité pour développer plus de trains du quotidien, offrir une véritable alternative à la voiture et réduire le nombre de camions sur l’A9 grâce aux trains de fret. Nécessité aussi pour renforcer l’attractivité de nos territoires et mieux connecter l’Occitanie à toute l’Europe. Plus qu’un projet ferroviaire, la LNMP est un projet d’avenir au service des habitants, de l’emploi et de la transition écologique. À la Région, nous tenons nos engagements et poursuivons, avec l’ensemble de nos partenaires, notre mobilisation pour faire aboutir ce projet stratégique pour le territoire. »
Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales et nouvellement élue vice-présidente du conseil d’administration de la SLNMP : « La Ligne Nouvelle Montpellier–Perpignan (LNMP) est bien plus qu’un projet ferroviaire : elle constitue le dernier maillon de 150 km nécessaire pour achever le corridor méditerranéen du réseau transeuropéen à grande vitesse et renforcer durablement les connexions entre la France et l’Espagne. C’est aussi une réponse concrète aux besoins de mobilité de nos concitoyens, en améliorant les déplacements quotidiens et en favorisant un report vers des modes de transport plus durables. C’est avec une grande fierté que j’assume aujourd’hui les fonctions de vice-présidente de la SLNMP. Cette responsabilité s’inscrit dans la continuité des phases 1 et 2 d’un projet qui doit être porté dans son intégralité pour révéler tout son potentiel. Le Département des Pyrénées-Orientales croit résolument en la réussite de la LNMP et en ses retombées pour notre territoire. Dans cette perspective, la SLNMP joue un rôle déterminant pour accompagner et garantir la concrétisation de cette infrastructure majeure ».
Loic Linares, président de Sète agglopôle méditerranée, a déclaré : « Après un an de travail exigeant avec l’État, la Région, SNCF Réseau et la SLNMP, des avancées importantes ont été obtenues sur les principaux enjeux pour notre territoire. Des garanties ont été apportées concernant la desserte de la gare historique de Sète, le renforcement de l’offre des trains liO pour les déplacements du quotidien ainsi qu’une meilleure prise en compte des attentes des habitants pour le viaduc de Poussan. Cette démarche montre qu’une concertation sérieuse et constructive permet de faire évoluer un projet en renforçant l’acceptabilité. Face à la saturation de la ligne ferroviaire historique, la réalisation de cette nouvelle infrastructure apparaît comme une réponse essentielle aux besoins futurs de mobilité. C’est dans cet esprit que Sète agglopôle méditerranée choisit de reprendre pleinement sa place dans les discussions, avec la volonté d’accompagner ce projet structurant tout en restant attentive au respect effectif des engagements pris au bénéfice des habitants et du territoire. »
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