« Je partage pleinement les demandes formulées par Monsieur le Président Renaud Muselier. En effet, il est essentiel que les solutions envisagées pour répondre aux besoins énergétiques des territoires intègrent les spécificités locales, tant en matière de patrimoine naturel que d’ambitions industrielles. Une vision globale et un calendrier précis des projets sont indispensables pour garantir la cohérence des actions engagées.
Je souhaite, dans ce cadre, appeler votre attention sur la situation particulière du Gard, directement concerné par ce projet de ligne Très Haute Tension. Ce projet risque de peser lourdement sur une activité agricole déjà fragilisée et aura des effets visibles sur le paysage gardois, et ce alors même qu’aucune contrepartie ou bénéfice tangible pour l’économie locale n’est prévu.
Cette situation nous appelle à engager une réflexion similaire à celle demandée par la Région Sud, et ainsi de nous assurer que les infrastructures projetées respectent les équilibres locaux et les dynamiques de développement déjà à l’œuvre, qu’elles soient publiques ou privées. Nous partageons en outre pleinement les interrogations soulevées par la Région Sud, qu’il s’agisse de la pertinence même de cette ligne THT, ou des alternatives envisageables », a notamment déclaré Carole Delga dans son courrier.
Pour rappel, la Région Occitanie, tout en reconnaissant l’importance du projet de décarbonation du port de Fos-sur-Mer, a dès avril 2024 exprimé à RTE son souhait de voir des solutions alternatives étudiées. Une volonté réaffirmée publiquement lors d’une question orale posée lors de l’Assemblée plénière de juillet 2024. Depuis, la présidente de la Région Occitanie n’a cessé de militer pour l’abandon du projet actuel de THT. Carole Delga avait à ce titre relayé en mai dernier la position commune des élus locaux et de la Région Occitanie auprès du directeur de RTE interrogeant notamment « Pourquoi l’Occitanie, et particulièrement le Gard, devrait-il payer le prix fort de ce projet ? » et soulignant que ce projet allait « défigurer le paysage gardois ». A ce titre, la présidente, aux côtés des élus régionaux gardois, se portent signataires de la charte des élus pour l’avenir de la Camargue, de la Crau et de la Terre d’Argence proposée par le collectif THT30 et l’Association de Sauvegarde de la Terre d’Argence (ASTA), appelant l’Etat à engager un dialogue constructif avec les élus locaux et les acteurs concernés.
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