Bernard ROUSSEAU

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Nom : ROUSSEAU

Prénom : Bernard

Site web : http://www.bernard-rousseau-artiste.com

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Biographie

Domaine(s) de création : Arts graphiques, Installation, Sculpture, Peinture, Art vidéo

DNSEP ART Mention École Supérieure des Beaux-arts, Toulouse
Faculté d’arts plastiques de Barcelone
Agrégé d’arts plastiques
La peinture au bout du souffle

Mon travail se concentre et met en lumière ce qui est là, encore là dirais-je, les formes de vie - fragiles et éphémères - qui tendent à s’effacer discrètement de ce monde qui est aussi le notre :
une plante dont j’ai oublié le nom, un visage qui s’efface, une éphémère à la beauté énigmatique, une maison écroulée, des migrants sur le fleuve, une histoire perdue.
Ma peinture pourrait se définir comme l’est le vivant pour les penseurs grecs « rythme, pulsation, respiration, croissance, déclin, mort ». Souffle.
Ni scientifique, ni philosophe, ni savant, je suis peintre, je dessine, je sculpte, engagé dans une démarche esthétique et existentielle, à travers quoi peuvent se faire sentir l’écho d’une tendre blessure, la puissance disruptive d’un sanglot, la vulnérabilité des êtres vivants comme autant de formes d’impuissance face à l’effondrement en cours.
La fragilité, je l’entends comme un acte de résistance qui oppose le lâcher prise à la prise sur le monde, la peinture comme force mentale face à la poigne des pouvoirs et à la force.
Il en est d’un dévoilement par l’art, là où il est question de perception et de préhension, dans mon travail j’appelle à voir sans saisir, à se mettre en retrait, à se détacher de l’anthropocentrisme rayonnant et à accepter d’être saisi pour voir.

Les rendez-vous de l'artiste

L'atelier de l'artiste

Pour cette édition, j’ai choisi de délaisser mon atelier Toulousain pour ouvrir exceptionnellement mon petit atelier situé dans ma maison à Larnagol, au cœur de la vallée du Lot, entre Saint-Cirq Lapopie et Cajarc.

Je vais y présenter mes recherches picturales et graphiques actuelles, toutes orientées vers le vivant, plantes sauvages, moustiques et mouches, autour des notions de fragilité, disparition, précarité du monde, dans une démarche écohumaniste empreinte d’un questionnement sur l’effacement en cours d’une partie majeure de notre environnement.

Les sauvageon.ne.s
Une encyclopédie évanouie
Plantes, mouches, moustiques

« Il y a dans mes dessins cette même lumière diaphane vue dans les yeux de ma mère sur le point de partir ».

Une faible lueur décolorée qui lutte à remonter depuis le fond de l’image, pour en traverser sa matière, en iriser la surface et appeler le dessin au bord de l’évanouissement à tenir bon.

L’ensemble de mon travail artistique interroge le rapport que nous entretenons au vivant, à la mort, aux territoires, à la nature, à l’histoire, à la fragilité, dans une démarche oscillant entre une inquiétude raisonnée, le désir d’émancipation et la liberté de résister aux tendances liberticides.

E-mail : bernardrousseau05@gmail.com

Téléphone : 06 72 51 40 57

Adresse de l'atelier : 110 RUE CENTRALE
46160 Larnagol

Horaires d’ouverture le 10 octobre 2026 :
10H00-12H00 et 14H00-19H00
Je dessine en état de conscience augmentée.
Le corps en éveil.
Les dessins se font sur de grandes tables cirées posées à l’horizontale. 220 x 160 cm.
Je peux étirer mon geste. Le fusain peine à accrocher à la surface. Se refuse à la cire cherche à échapper à la forme qu’indique mes mains résiste se disperse file et finit par éclater en mille gouttelettes. Sauvages. Figures de l’inconnaissance. Je nomme ces dessins : les Sauvageon.ne.s.
Après les plantes, viendront les mouches et les moustiques. Naturellement.
Elles Ils sont des résistant.es. Fragiles, méconnu.e.s mais indispensables.
La fragilité est indissociable de la notion de résistance, que ce soit celle de la matière face à l’usure du temps, ou celle de la mémoire face à l’effacement de l’image et du vivant.
Ce que l’on pouvait voir ne se voit plus. Ou de plus en plus rarement. C’est un fait. Faire c’est ce que je peux voir de mieux. L’image résiste. Le vivant résiste.
Je commence mon dessin par sa fin. Comme pour évoquer un monde qui touche à sa fin.
J’ai littéralement inversé le procédé de réalisation de mon dessin en commençant par la surface, ce qui sera l’extrémité visible, pour finir par le fond. Je dessine, je pose du bout des doigts la poudre de graphite sur la surface cirée de la table, trace avec l’ongle les fragiles mouches et moustiques, Stratiomydae Odontomyia hydroleon en danger critique d’extinction, la parade nuptiales des Asilidae, l’accouplement du Syrphe porte-plume…

Événements ou animations proposés dans le cadre des Journées des Ateliers d’Artistes d’Occitanie :
Une présentation de pièces de grands et de petits formats ( dessins et peintures ), des réalisations récentes.
Chaque dessin fait écho à un texte, se tisse le récit d’une rencontre improbable, perdue, le corps de mon dessin a une langue. Mon dessin parle la langue des herbes et des mouches.
Chuchote à l’ombre des marécages. Voit sous les jupes des fleurs. Écoute le fracas du monde.
J’écris
Je frotte
Je caresse
J’enveloppe
Le texte nuage
L’image gouttelette
Le fusain éclabousse, se cherche des mots pour dire les plantes, les mouches et les moustiques, pour en dire l’histoire et la vie. Je développe le projet d’en faire un livre, autour du lien entre un monde sur le point de s’évanouir et le regard distrait que nous lui accordons. Un livre et une exposition.

L'atelier est accessible en poussette

L'atelier est accessible aux personnes à mobilité réduite