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Une nouvelle ambition pour la montagne

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La Montage en chiffres :
  • 55 % du territoire régional est en zone de massif, soit 47 % des communes, représentant 20 % des habitants. Le territoire régional couvre au total 26 % du Massif central, et 75 % des Pyrénées françaises.
  • 42 stations de ski sont situées dans la région.
  • 24 stations thermales accueillent 175 000 curistes par an, soit plus de 30 % de la clientèle nationale.

Un Parlement avec tous les acteurs concernés

Après une série de réunions territoriales, une consultation en ligne sur le site de la Région, et des ateliers inter-massifs, le Parlement de la Montagne vient de tenir à Montgaillard, en Ariège, sa première assemblée.

Répondre aux enjeux spécifiques d’attractivité et de développement des territoires ruraux et de montagne, et établir une véritable stratégie de développement ciblée sur les Pyrénées et le Massif central, tels sont les objectifs du Parlement de la Montagne, instance de concertation unique en France.

Conçu pour être un lieu de partage et d’expérimentation, il réunit l’ensemble de la communauté montagnarde (habitants et usagers, chefs d’entreprise, salariés ou chefs d’exploitation agricole, élus, représentants d’associations…). Plus largement, le but du Parlement de la Montagne est de faire émerger des projets et idées qui alimenteront les politiques publiques régionales en faveur de la montagne. Il doit aussi contribuer à la construction du « Plan Montagne » d’ici fin 2018, grâce auquel la Région se dotera de dispositifs spécifiques d’accompagnement des territoires situés en zone massif.

À plus long terme, le Parlement de la Montagne doit permettre à la Région de mieux faire entendre sa voix dans la mise en oeuvre des politiques de massif au niveau européen et international. Pour cette année, 1,58 M€ seront dédiés aux expérimentations locales et aux travaux des groupes.

Des atouts économiques indéniables

Qui dit montagne, dit ski, thermalisme, randonnées. Mais à côté du tourisme, d’autres secteurs d’activité portent l’économie en zone de montagne, notamment l’agriculture et la filière bois : pour rappel, 60 % de la surface forestière régionale est située en zone de montagne. Côté énergie, la montagne est également un véritable atout, en partie grâce aux barrages et aux lacs de montagne : l’hydroélectricité est la deuxième source d’électricité en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, et la première source d’électricité renouvelable.

Et l’industrie ? Elle a aussi sa place en zone de montagne. L’entreprise CAF France par exemple, basée à Bagnèresde-Bigorre, a conçu le tramway de Saint-Étienne, inauguré en mai dernier, et a été retenue pour le marché de construction des locomotives de maintenance de la RATP.

Ils travaillent à la montagne

En montagne comme ailleurs dans la région, certaines entreprises se sont forgé une solide réputation sur leur secteur d’activité, y compris à l’étranger. Portrait de deux d’entre elles.

Mécamont Hydro investit massivement dans les Pyrénées

Spécialisée dans le dépannage et l’entretien des moyens de transport par câbles de type remontées mécaniques, téléphériques et télésièges, Mécamont Hydro a étendu son champ d’intervention aux installations hydroélectriques, de l’industrie et aux installations de transport par câble urbain. PNG - 3.1 Mo

Basée à Arreau (Hautes-Pyrénées) jusqu’en 2016, elle a ensuite déménagé à deux pas, à Lannemezan, dans des locaux flambant neufs de 7000 m². Pour Hervé Blanchard, son PDG, l’ancrage pyrénéen était une évidence : « Notre coeur de métier repose sur un patrimoine naturel et industriel propre aux Pyrénées, avec des barrages, des usines hydroélectriques, des remontées mécaniques… Plutôt que de faire venir des experts des Alpes, nous avons choisi de former des jeunes et de fixer des emplois ici. Nous étions 4 au début, nous sommes 80 aujourd’hui. »

Devenu un des leaders mondiaux dans le domaine de l’installation de câbles en milieu urbain, Mécamont a monté un projet avec 4 autres industriels et une école d’ingénieurs toulousaine. Il a été retenu dans le cadre d’un appel à projets collaboratif national et vient de se concrétiser par la création d’un centre de recherche et d’innovation sur les câbles acier haute performance sur le site de Lannemezan, avec à terme une trentaine d’emplois à la clé.

« Le budget global de ce projet est de 5 M€ sur quatre ans, supporté à 50 % par Mécamont Hydro, mais les aides publiques couvrent la moitié de notre investissement, sans compter le crédit d’impôt recherche. » Parmi les aides obtenues, une subvention régionale de 909 000 € (fonds européens) attribuée en juillet dernier.

France Résille séduit l’univers du luxe depuis le Massif central

Créée en juin 2012 au Malzieu-Ville par Michel Couderc, France Résille a d’abord cherché des locaux vers Montpellier avant de s’installer au nord de la Lozère. Un choix dicté par un marché immobilier attractif, que le dirigeant ne regrette absolument pas. « Nous sommes à proximité de l’autoroute A75, c’est une chance. » JPEG - 1.4 Mo
Spécialisée dans les décors d’architecture conçus et réalisés par découpe au jet d’eau, France Résille travaille principalement pour l’univers du luxe, aussi pour le bâtiment. « Nos clients se situent surtout à Paris, Toulouse, Dubaï… Nous allons les voir sur leur site, mais sinon, tout est dématérialisé, le fait d’être basé en milieu rural est de moins en moins une contrainte. » Un bémol peut-être concernant le recrutement de personnel qualifié ? Même pas : « C’est parfois compliqué de recruter des profils élevés, mais une fois qu’on arrive à les faire venir, ils ne repartent plus », souligne Michel Couderc. Au total, l’entreprise a su créer 35 emplois en cinq ans, et les projets sont nombreux pour 2018 : lancement d’un site internet marchand d’objets déco en mai et installation dans sa nouvelle usine en septembre.