Mois de l’égalité femmes-hommes en Occitanie 99 & 1 portraits pour l’Egalité femme / homme : interview de Cyrielle

Publié par : Maison de la Région à Montauban

Les Montalbanaises prennent la parole !
A travers ce projet, l’association d’influence positive « Myself », emmenée par Meryem Kaf et accompagnée de Johana Cavel, artiste photographe, rendent hommage à toutes les femmes de Montauban, ville d’Olympe de Gouges, l’une des premières féministes françaises.

Cyrielle est à l’affiche aujourd’hui !

Age : 36 ans
Profession : Professeure de yoga, thérapeute de l’âme et artiste intuitive
Montalbanaise de naissance

"On ne peut rien produire, rien créer de concret si l’on est seul, chacun dans son petit coin, ou si l’on est dans une logique de concurrence"


Johanna Cavel

3 questions à Cyrielle

Pensez-vous que la voix de la femme est assez audible aujourd’hui ?

Je suis quelqu’un d’optimiste et de nature positive. Cependant, en toute sincérité, il faut être réaliste. Certes, la femme se fait entendre aujourd’hui, mais pas assez à mon avis. Le changement n’est pas encore visible, même si les choses bougent, j’estime que la cadence est lente. Je peux citer un seul exemple qui résume tout ce que je dis : la disparité salariale. A diplôme égal et à compétences égales, les salaires ne sont pas pareils… et c’est une énorme injustice. Je me demande si dans 10 ou 20 ans les choses changeraient, mais il faut faire en sorte d’enclencher ce changement.

Vous prônez la complémentarité plutôt que l’égalité femme /homme. Comment cette complémentarité s’incarne-t-elle dans votre esprit ?

Nous sommes complémentaires car je considère que la femme et l’homme devraient, chacun de son côté, prendre ses responsabilités. On ne peut rien produire, rien créer de concret si l’on est seul, chacun dans son petit coin, ou si l’on est dans une logique de concurrence. Cela ne fonctionnera jamais, j’en ai l’intime conviction.
L’équilibre s’impose et nous sommes loin de le réaliser, j’en suis consciente, mais il faut œuvrer ensemble pour pouvoir trouver ce juste milieu tant recherché, puis le consolider.
Il faut aussi apprendre à discuter, à échanger et à communiquer, sinon le dialogue ne sera jamais productif. Je pense que c’est un travail qui incombe à toute la société. Créer un rapprochement et lancer le débat peut se faire à travers des groupes de parole, par exemple.

Comment imaginez-vous notre société dans 20 ans ?

Elle n’aura pas beaucoup changé vu le rythme actuel, mais je reste optimiste par rapport à nos enfants. C’est une génération qui trouvera sa place. On lui transmet de la force et des principes. Je trouve qu’ils sont très sensibles à ce qui se passe autour d’eux. A titre d’exemple, ils sont plus respectueux de la nature, de l’environnement, des animaux, etc., et c’est un bon début. Il faut leur donner les clés pour aborder d’autres problématiques comme la parité ou encore l’inégalité salariale. Il faut inculquer à nos enfants l’importance de la communication et le sens du débat sans langue de bois.

Crédit photo : Johanna Cavel
Projet mené par Meryem Kaf
Propos recueillis par Meryem Kaf