Mois de l’égalité femmes-hommes en Occitanie 99 & 1 portraits pour l’Egalité femme / homme : interview de Sarah

Publié par : Maison de la Région à Montauban

Les Montalbanaises prennent la parole !
A travers ce projet, l’association d’influence positive « Myself », emmenée par Meryem Kaf et accompagnée de Johana Cavel, artiste photographe, rendent hommage à toutes les femmes de Montauban, ville d’Olympe de Gouges, l’une des premières féministes françaises.

Sarah est à l’honneur aujourd’hui !
Age : 42 ans
Profession : Mère au foyer
Montalbanaise d’adoption

« Il faut arrêter de se mettre la pression avec des clichés, il faut juste s’écouter et vivre »


Johanna Cavel

3 questions à Sarah

A votre avis égales ou complémentaires ?

La vérité, pour moi, égale et complémentaire sont deux termes qui marquent immédiatement une différence et me mettent, en tant que femme, dans une certaine dualité. Nous sommes tous différents, je prône l’humain.
J’ai le bonheur d’avoir quatre enfants et la différence entre les quatre est bien visible. Mon seul objectif est qu’ils soient heureux en restant fidèles à eux-mêmes, sans se plier aux diktats de la mode et des réseaux sociaux, et j’en suis heureuse. D’ailleurs, j’ai deux filles sur les trois qui n’adhérent pas à ce monde et je m’en réjouis. C’est une richesse de constater qu’elles ne se retrouvent pas dedans. Pour moi, cela veut dire qu’elles savent déjà, plus ou moins, ce qu’elles sont et ce qui leur plaît, sans se laisser emporter dans quelque chose qui ne leur ressemble pas.

On occulte souvent la cohabitation dans l’espace privé ou familial, comment trouver l’équilibre au sein de la cellule familiale ?

En s’écoutant. Pour ma part, je veux que mes enfants touchent à tout, car c’est en expérimentant les choses que l’on peut y adhérer ou pas. Je leur propose toujours d’essayer. Par exemple, quand mon compagnon fait de la mécanique, ma fille veut toujours y participer. Son frère se moquait d’elle alors qu’elle faisait juste ce qui lui plaisait.
J’ai aussi instauré un planning pour les repas. Ils participent tous les quatre, à tour de rôle. On ne trouve plus cela bizarre. Ce que je veux, c’est qu’ils soient alignés. C’est un long processus, certes, mais il est réalisable.

Qu’est-ce que vous recommandez en tant que femme, maman et épouse pour instaurer un équilibre et une cohabitation dans la sphère privée ?
Casser tous les codes. Je suis consciente que cela est compliqué, mais c’est la solution.
Je pense que la cellule familiale est un endroit intéressant pour commencer le travail. Je me dis que mes enfants sont les adultes de demain. S’ils trouvent tout à fait naturel qu’un garçon soit dans la cuisine et qu’une fille fasse de la mécanique, cela leur permettra de saisir l’aspect normal de certaines choses, comme une femme qui veut s’engager dans l’armée par exemple. Cela ne les choquera pas.
Il faut savoir être libre et accepter la liberté de l’autre. Il est aussi très important d’arrêter de juger l’autre pour ses choix ou ses comportements. Si la société arrêtait de se conformer à certaines choses, je pense que la situation serait meilleure. Il faut arrêter de se mettre la pression avec des clichés, il faut juste s’écouter et vivre.

Crédit photo : Johanna Cavel
Projet mené par Meryem Kaf
Propos recueillis par Meryem Kaf