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LGV : la Région mobilisée pour que l’État respecte ses engagements

La présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée Carole Delga a réagi aux propos du Président de la République, Emmanuel Macron, qui a semblé remettre en cause les investissements prévus sur les nouvelles lignes à grande vitesse. À commencer par la liaison Bordeaux-Toulouse, le programme le plus avancé.

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Crédits : Antoine Darnaud

Toutes les études le prouvent : la liaison à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse assure la rentabilité de la ligne Paris-Bordeaux, inaugurée dimanche 2 juillet, et c’est l’un des projets ferroviaires les plus rentables de France sur le plan économique. Les récents propos du Président de la République, Emmanuel Macron, semblent toutefois remettre en question cette liaison.

Dans le grand Sud-Ouest, nous sommes les premiers à subir la fracture territoriale. Toulouse, 4e métropole de France, ne peut et ne doit pas être mise à l’écart plus longtemps de la LGV. Je pense aussi à Montauban, à Cahors, à Auch qui bénéficieraient de la Grande Vitesse, tout comme Béziers, Narbonne et Perpignan par la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan. C’est une grande injustice nationale qui doit être réparée. Contre cette fracture territoriale, je défends les 5,7 millions d’habitants de la région Occitanie coupés de la grande vitesse, a affirmé Carole Delga, le 2 juillet.

À maintes reprises ces dernières année, l’État a confirmé son soutien à la liaison à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse. La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a d’ailleurs versé près de 130 millions d’euros afin de permettre la réalisation de la ligne Tours-Bordeaux après avoir reçu l’assurance que l’État et les autres collectivités concernées par ce premier tronçon contribueraient en retour à la construction de la ligne à grande vitesse vers Toulouse. La parole de l’État, son plus haut représentant doit en être le garant.

La Région demande ainsi que le gouvernement avance rapidement sur le plan de financement de cette ligne afin d’aboutir à une solution définitive.
L’enjeu pour le territoire régional va bien au-delà d’un simple gain de temps pour se rendre à Paris, «  la LGV est un moteur de développement urbain et un vecteur essentiel de développement économique et d’attractivité, tant pour Toulouse que pour l’ensemble du territoire » réaffirme Carole Delga.
Ce besoin a été largement exprimé par les citoyens lors des Etats généraux du rail et de l’intermodalité (EGRIM) que la Région a organisés en 2016.
Et de conclure : « Je me battrai donc avec vous pour que l’Etat respecte ses engagements. Pour que le président de la République respecte ses engagements de campagne. »