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50 ans après sa création polémique, la Grande-Motte réinvente son avenir

La Grande-Motte a soufflé ses 50 bougies tournée vers l’avenir. Ce jeudi 12 juillet, la présidente de Région Carole Delga s’est rendue dans la station balnéaire pour célébrer cet anniversaire, et a signé la convention « Grands Sites Occitanie ». Avec les projets liés au Plan Littoral 21, c’est un nouveau souffle pour la cité, dont la construction avait fait polémique à l’époque de la « Mission racine ».

Le port de la Grande-Motte est le 5e port régional de plaisance avec 1541 anneaux
Le port de la Grande-Motte est le 5e port régional de plaisance avec 1541 anneaux
Un parti pris architectural reconnu en 2010 mais décrié à sa création
Un parti pris architectural reconnu en 2010 mais décrié à sa création

Voulue par la « Mission Racine » des années 60, la Grande-Motte avait eu des débuts difficiles. Créée « ex nihilo » dans les marécages languedociens, la station avait fait polémique, notamment pour son architecture très décriée à l’époque. Un passé quelque peu tourmenté, dont les stigmates ne s’étaient jamais tout à fait éteints chez ses détracteurs. Une page se tourne désormais pour la Grande-Motte. Ce jeudi 12 juillet, elle a fêté son 50e anniversaire et a reçu à cette occasion Carole Delga. La présidente de Région a signé avec la Ville la convention Grands Sites Occitanie », officialisant l’entrée de la Grande-Motte dans le club des sites remarquables d’Occitanie. Un signe très positif pour la station, qui voit ainsi sa destination valorisée et son intérêt patrimonial reconnu.

Désormais le label régional « Grand Site Occitanie » reconnait La Grande-Motte comme destination touristique à part entière, les valeurs patrimoniales et culturelles uniques de cette station balnéaire incontournable de la Méditerranée, a relevé Carole Delga.
Une reconnaissance et des projet d’avenir

Et c’est finalement grâce à son architecture hors norme sur le littoral régional, si peu appréciée au départ, que la Grande-Motte décroche en 2010 le label « Patrimoine du XXe siècle » par le Ministère de la culture, devenant la seule ville en France à être labellisée dans son ensemble urbain. Que de chemin parcouru depuis le 22 juillet 1967, date de l’inauguration du port !

Le projet "Ville-Port" pourrait faire de la Grande-Motte une référence en matière de nautisme durable
Le projet "Ville-Port" pourrait faire de la Grande-Motte une référence en matière de nautisme durable

Si l’inscription de la station dans le périmètre des Grands Sites Occitanie va lui donner un nouvel élan, la Grande-Motte compte aussi sur son projet « Ville-Port », accompagné au titre du Plan Littoral 21 et largement soutenu par la Région. Au cœur de la ville en effet, le 5e port de plaisance régional participe à l’attractivité de la cité balnéaire grâce à son poids économique et à ses entreprises. Le projet « Ville-Port » vise à positionner le port comme une vitrine de plaisance et du nautisme durable et à renforcer son identité urbaine. Il prévoit son extension avec la création de 400 anneaux, la modernisation de la zone nautique, ainsi que l’aménagement de cheminements doux reliant les quartiers du Levant et du Couchant.

La labellisation "Grand Site Occitanie" reconnaît la Grande-Motte comme destination patrimoniale majeureÀ l’issue de la signature de la convention « Grands Sites Occitanie » jeudi 12 juillet en fin d’après-midi, la présidente de Région Carole Delga a visité l’exposition consacrée aux 50 ans de la Grande-Motte, une fresque composée de photos d’époque et de souvenirs de vacances dans la cité entre 1968 et 2018. Enfin, elle a assisté au concert de la Garde républicaine, donné à l’occasion du Festival Radio France Occitanie Montpellier.

La Grande-Motte : une création urbanistique audacieuse
L’originalité de la Grande-Motte est que son concepteur, l’architecte Jean Balladur, rompt avec la tradition de l’architecture pittoresque des cités balnéaires qui privilégie les équipements de luxe pour une clientèle aisée. Très décrié, le projet de Jean Balladur répondait à la démocratisation du tourisme de masse, avec des logements perpendiculaires au littoral, éliminant la hiérarchie entre les appartements avec vues et les logements mal exposés. Le paysage urbain est surtout marqué par les immeubles de type pyramidal, dont l’objectif est de fournir des points de vue différents à chaque étage et à chaque habitant qui dispose de balcon et terrasse.