Parce que l’avenir se construira avec les nouvelles générations de chercheurs et des équipes de recherche performantes et compétitives, la Région accompagne les jeunes scientifiques de talent grâce à un soutien financier important. En 2009, elle avait lancé le premier appel à projets « Chercheur(se)s d’avenir » : 32 lauréats avaient été soutenus pour un montant total de 2,6 M€. Face à ce succès, elle a décidé de lancer un nouvel appel à projets en 2011.
La Région a souhaité ainsi :
Sur un total de plus de 110 candidats, 38 lauréats ont été retenus. Ils recevront une aide financière de la Région de 20 000 € à 100 000 € sur une durée de trois ans. Ce financement leur permettra de mener à bien leur projet de recherche dans la plus grande liberté, gage de créativité. Au total, la Région attribue un soutien de 2 875 000 € aux « Chercheur(se)s d’avenir » pour l’année 2011.
Un processus de sélection garant de l’excellence
Les candidats qui ont répondu à l’appel à projets « Chercheur(se)s d’Avenir » sont des enseignants chercheurs issus des universités et des grands organismes de recherche. Les dossiers ont été instruits par les services de la Région, en s’appuyant sur un panel de 200 experts scientifiques indépendants et extra-régionaux, et sur l’avis du Comité Arago (Comité Consultatif Régional de Recherche et de Développement Technologique).
Les critères de sélection étaient les suivants :
Les lauréats sont âgés de 34 ans à 40 ans, l’âge moyen étant de 38 ans. La représentation des femmes est en hausse par rapport à 2009, puisqu’elle est passée de 22 à 39 %. Tous les domaines d’excellence de la recherche en Languedoc-Roussillon sont représentés, avec une nette prééminence de la biologiesanté
(49 % des candidatures et 47 % des dossiers retenus).
La Région s’est fortement engagée dans l’Opération Campus, en apportant plus de 80 M€ sur les 162,5 M€ prévus dans la convention de partenariat. Elle soutient également les projets retenus dans l’appel d’offres Investissements d’Avenir :
Sur les 38 lauréat(e)s, 26 s’inscrivent dans les champs d’activités de 6 Laboratoires d’excellence (Labex) régionaux :
Centre méditerranéen de l’environnement et de la biodiversité – CEMEB
Porté par l’Université Montpellier 2, en partenariat avec les Universités Montpellier 1 et 3, le CNRS, Montpellier SupAgro, le CIRAD, l’INRA, l’IRD et l’EPHE, ce Labex mobilise plus de 380 chercheur(se)s. Il fédère des laboratoires de renommée internationale dans le domaine de la biodiversité. L’expérience pluridisciplinaire et la complémentarité entre leurs actions de recherche, formation et transfert, permettent de faire de Montpellier un pôle mondial des sciences de l’environnement. 3 chercheur(se)s d’avenir et leurs équipes y sont rattachés.
Agronomie et développement durable – AGRO
Porté par Agropolis Fondation en partenariat avec le CIRAD, le CNRS, l’INRA, l’IRD, Montpellier SupAgro, le CEMAGREF, le CIHEAM-IAMM, les trois Universités de Montpellier, l’Université de Perpignan Via Domitia et l’Université de la Réunion, ce Labex concerne près de 1 100 chercheurs. Il a pour ambition de faire de Montpellier le premier pôle scientifique mondial pour les recherches sur les plantes d’intérêt agronomique face au changement climatique. Le projet s’inscrit dans une dynamique créée par le choix de Montpellier comme lieu d’accueil du consortium du Groupe Consultatif pour la Recherche Agronomique Internationale (GCRAI).
Une chercheuse d’avenir et son équipe y sont rattachés.
Solutions numériques, matérielles et modélisation pour l’environnement et le vivant – NUMEV
Porté par l’Université Montpellier 2 en partenariat avec le CNRS, l’Université Montpellier 1, le CIRAD, Montpellier SupAgro et l’INRIA, ce Labex concerne plus de 150 chercheurs. Il a pour objectif de mettre en résonance les sciences dures avec les sciences du vivant et de l’environnement, en vue de l’émergence d’un pôle interdisciplinaire à visibilité internationale. Il entend aussi apporter une contribution de fond en réponse aux défis scientifiques et sociétaux qui concernent principalement la gestion des ressources, les interactions entre milieux et société, la santé de l’homme et le changement global. 5 chercheur(se)s d’avenir et leurs équipes
y sont rattachés.
Du génome et l’épigénome à la médecine moléculaire – EPIGENMED
Porté par l’Université Montpellier 1 (IGH), en partenariat avec l’Université Montpellier 2, le CNRS, l’IRD, le CHUR et l’INSERM, ce Labex mobilise plus de 400 chercheurs. Il a pour objectif de devenir un centre de référence mondial en sciences biomédicales. Il parie sur l’interdisciplinarité et les interactions entre les différentes unités de recherche pour faire avancer des projets communs.
Ceux-ci sont basés sur une nouvelle approche de la médecine, afin notamment d’utiliser notre patrimoine génétique personnel pour contribuer au traitement des maladies. 10 chercheur(se)s d’avenir et leurs équipes y sont rattachés.
Chimie des systèmes moléculaires et interfaciaux – CHEMISYST
Porté par le Pôle Balard en partenariat avec le CEA, le CNRS, l’ENSCM, l’Université Montpellier 1 et 2, ce Labex rassemble plus de 400 chercheurs. Il a pour objectif de travailler sur des nouveaux matériaux solides ou liquides, composés de substances dont les molécules peuvent changer facilement leurs attaches. Cette nouvelle chimie permet de multiples applications de la santé à l’industrie, en passant par les nanotechnologies et les matériaux. 6 chercheur(se)s d’avenir et leurs équipes y sont rattachés.
Science, technologie, innovation pour la conversion d’énergie – SOLSTICE
Porté par l’Université de Perpignan Via Domitia (PROMES – Perpignan) avec le CNRS, l’Université Montpellier 2 et l’Ecole des Mines d’Albi, ce Labex mobilise plus de 250 chercheurs. Basé sur l’énergie solaire, principalement les centrales solaires « à concentration », il s’intéresse notamment à la conversion de l’énergie solaire sous différentes formes (chaleur, électricité, biocarburants), en comparant les rendements de ces différents systèmes. Cet axe de recherche revêt une importance cruciale à l’heure des choix énergétiques que doit faire notre société.
Un chercheur(se) d’avenir et son équipe y sont rattachés.