L’action en matière de prévention : l’aide de la Région à Arcopred
La prévention et le dépistage : 1 décès prématurité sur 2 peut être diminué ou réduit dans sa gravité
La prévention et le dépistage s’adressent à toute la population de « bien-portants » d’un pays, qu’elle soit d’un niveau de vie élevé, moyen ou faible : ce sont des enseignements nécessaires !
- La prévention est primordiale pour l’éducation aux bonnes règles de vie afin d’éviter l’apparition de maladies.
- Le dépistage permet de découvrir une maladie existante mais débutante avant son émergence clinique et permet de la traiter efficacement (guérison, faibles séquelles, faible dépendance, qualité de survie).
- 10% des femmes de 40 à 74 ans sont, seront ou ont été atteintes d’un cancer du sein. Pour diminuer ce fléau de santé publique et guérir définitivement, il faut avoir à traiter le plus possible de petits cancers. La démarche est identique pour dépister le cancer du côlon.
- le dépistage doit êtres systématique, régulier et inlassable.
Des actions
La Région s’engage en nouant un partenariat avec l’ACOPRED (l’Association régionale des Coderpa pour la prévention et le dépistage des Retraités et personnes âgées) pour la prévention et le dépistage des habitants du Languedoc-Roussillon par :
- des conférences régionales interactives « prévention – dépistage » dans les cinq départements du Languedoc-Roussillon à destination du grand public animées par des professionnels de santé ;
- des actions de sensibilisation et d’information auprès du grand public ;
- la mise en place d’un réseau de proximité à travers les réseaux (associatifs, CCAS, collectivités locales, loco-régionales, fédérations des syndicats…)
La formation professionnelle pour et par les personnes âgées
Le Rapport de la Commission Constantin préconise un plan d’insertion des seniors et un plan tutorat :
Un plan régional de formation adapté du personnel pour le maintien à domicile des seniors :
La formation des salariés spécialisés en gérontologie est primordiale car les besoins en personnels qualifiés à l’horizon 2015 s’élèvent « a minima » à quelques 4 000 personnes qu’il faut envisager de former et de recruter (estimation minimale de dépenses : 10 000 euros par personne et par an – hors salaires). S’y ajoutent des emplois de services à la personne qui trouveront place dans les filières habituelles ou à créer et la prise en compte des seniors en bonne santé comme population à évaluer dans le potentiel de la formation spécifique.
un plan d’insertion des « seniors » pour environ 100 000 personnes, incluant :
- une réactualisation des connaissances professionnelles ;
- une utilisation de leurs expériences et de leurs conseils (formation, tutorat) ;
- une ouverture à d’autres activités, les former aux activités d’emplois et de services aux personnes âgées dans les maisons de retraite médicalisées ou non, (gestion, secrétariat, animation…).
Un plan de relance régional pour le logement
S’appuyant sur le Rapport de la Commission Constantin, la Région souhaite lancer un plan de relance régional : l’augmentation de la dépendance d’ici 2015 exige que soit mise en place une réponse aux besoins liés à la progression de la maladie d’Alzheimer et des maladies cognitives apparentées notamment.
Le Languedoc-Roussillon présente des nuances fortes en ce qui concerne le ratio maintien à domicile/places en établissements spécialisés, mais souffre chroniquement d’un manque de places en hébergementmédicalisé (lamoyenne du Languedoc-Roussillon est de 20 points inférieure à lamoyenne nationale, soit 92,1 places pour 100 000 habitants contre 113). Ce choix justifie en retour la présence de nombreux infirmiers libéraux : 200 pour 100 000 habitants soit le double de la moyenne nationale, avec comme conséquence des revenus plus faibles (15%inférieurs à la moyenne nationale).
Les établissement d’hospitalisation des personnes âgées dépendantes
Les besoins sont connus : 900 places d’EHPAD (établissements d’hospitalisation des personnes âgées dépendantes) en 2010 et près de 8 000 à l’échéance de 2015. La couverture de ces besoins relève de l’Etat et des Conseils Généraux qui souffrent d’une planification réductrice, fonction desmoyens et non pas des besoins.
Le maintien à domicile
La Région va s’impliquer dans un programme ambitieux et technologique pour créer des plateformes innovantes de support et d’assistance aux personnes âgées non dépendantes.
Orienter la recherche sur la longévité
La recherche doit permettre d’impulser de nouveaux projets permettant d’apporter de nouvelles réponses pour la santé et la qualité de vie des personnes âgées.
Le Rapport de la Commission Constantin veut :
- soutenir les activitésdeRecherche etDéveloppement en Biologie, en Génétique Cellulaire et Moléculaire (INSERM, CNRS) orientées essentiellement vers le vieillissement, aider la médecine réparatrice et a son développement technologique.
- compréhension cellulaire du vieillissement et encouragement des activités liées aux systèmes d’automatisme et de robotique au service des personnes âgées (un projet ambitieux à bâtir et à financer sur 5 à 6 ans de plus de 120M€), et de la compréhension des phénomènes psychologiques.
La Région soutient les projets suivants :
- la Maison de l’autonomie portée par la Ville de Lattes : Financement de l’étude de faisabilité approfondie.
La Maison de l’autonomie est orientée vers tous les équipements ou matériels destinés à faciliter la réalisation des actes de la vie quotidienne des populations en difficulté d’autonomie.
- l’Institut méditerranéen des métiers de la longévité (IMML) de Nîmes : Financement de 1,5 M€ de la Région au titre du Contrat de projets Etat/Région 2007/2013.
L’IMML a pour objectif d’apporter une réponse technologique, culturelle et environnementale aux spécificités des personnes âgées et de structurer les aspects économiques qui y sont liés via trois volets :
- un centre de recherche et de réadaptation biomédicale ;
- un centre de recherche technologique associé à une pépinière d’entreprises et à une plateforme technologique ;
- un institut de formation pour les métiers confrontés à l’accompagnement de la longévité.
- l’Institut des Neurosciences de Montpellier (INM) : Un soutien financier de près de 3 M€.
L’INMa pour vocation le développement des recherches thérapeutiques enNeurosciences avec un axe fort sur les pathologies sensorielles et motrices.
- Pôle Eurobiomed : Projet de Recherche & développement collaboration Diatral « dignostic et traitement de la maladie d’Alzheimer » : un soutien financier de 450 000 € pour les laboratoires et 100 000 € pour les entreprises.
Le projet DIATRAL vise à diagnostiquer et traiter la maladie d’Alzheimer. Les résultats attendus consistent à déterminer des thérapies efficaces, à améliorer la compétitivité des industriels impliqués (développement de nouvelles molécules et d’un test de diagnostic et de suivi) et, par conséquent, à accroître les emplois régionaux en recherche biomédicale.
- le concept d’EuroMov :
Le concept d’EuroMov est innovant : rassembler sur un même site, dans le champ du mouvement humain, de l’activité physique et de la santé, les activités liées à la recherche fondamentale et appliquée, assurer le transfert de technologie vers les professionnels et aider à la création d’entreprises innovantes. De plus, les équipes apporteront leur expérience sur la recherche translationnelle, garantissant ainsi la continuité entre la recherche et les soins et permettant aux patients de bénéficier plus rapidement des innovations en matière de diagnostics et thérapeutiques.
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