Cette année encore, et avant tout, la Région se donne les moyens de maintenir un haut niveau d’investissement malgré le contexte de crise. Elle l’amplifie même et témoigne ainsi de sa capacité de gestion tout en restant fidèle à ses engagements. Au travers de sa politique, la Région agit en faveur de l’emploi, du pouvoir d’achat et aux côtés des acteurs du Languedoc-Roussillon qui voient eux aussi l’Etat se désengager. Ce sont les territoires qui impulsent aujourd’hui la dynamique économique. La relance passe par une confiance aux Régions.
Président de la Région Languedoc-Roussillon
Sénateur
Le budget 2012 subit l’impact des mesures prises par l’Etat depuis 2007, en particulier le gel des dotations, la compensation insuffisante des transferts de compétence réalisés depuis 2005, et la réforme fiscale qui prive toutes les Régions depuis 2011 de recettes fiscales dynamiques. L’ensemble de ces mesures représente, sur la période 2007-2012, un manque à gagner en recettes de 370 M€, pénalisant d’autant la capacité d’autofinancement de la Région.
Pour 2012, le poids des dotations et dotations fiscales de l’Etat (727 M€) qui représentent désormais 63 % du budget régional et 82 % des recettes de fonctionnement, limite à + 0,6 % l’évolution de ces dernières.
Pour la Région, il n’est pas question de réduire la voilure et de remettre en cause le cap politique suivi depuis 2004 et renforcé depuis 2010. Il s’agit de :

BP 2012 | CP inscrits | Effet levier |
| Dépenses directes | 255 017 000 | 255 017 000 |
| dont travaux | 188 789 000 | 188 789 000 |
| dont acquisitions | 66 228 000 | 66 228 000 |
| Subventions | 192 111 000 | 960 555 000 |
TOTAL | 447 128 000 | 1 215 572 000 |
La Région vote son budget en équilibre, tant en fonctionnement qu’en investissement. Ses recettes s’établissent au même montant que ses dépenses, soit 1 152,5 M€, ce qui représente une progression de + 1,9 % par rapport au budget 2011 :
Les recettes de fonctionnement de la Région ne progressent que de 0,6 % par rapport à 2011, ce qui est inférieur à l’inflation et représente une diminution en euros constants.
Il s’agit, depuis la réforme fiscale, d’une évolution structurelle des budgets régionaux, au regard du poids dans les recettes (63 %) des dotations et dotations fiscales de l’Etat qui sont pour la plupart gelées, ainsi que du manque de dynamisme de la fiscalité indirecte régionale (cartes grises et parts régionales de TIPP) :

Ces dotations (issues du budget de l’Etat) et dotations fiscales (assises sur des impôts dont le taux est fixé par l’Etat et non par la Région) privent la Région de toute autonomie financière et fiscale sur près des deux tiers de ses recettes. Leur part a été fortement accrue depuis 2011 par la réforme fiscale, qui a supprimé la fiscalité directe régionale. Elles comprennent :
Ces ressources correspondent aux dernières marges de manoeuvre de la Région en matière de fiscalité indirecte (parts régionales de TIPP et cartes grises) et aux recettes générées par les investissements et les interventions régionales (Fonds de compensation de la TVA, subventions perçues, produits d’exploitation…).
Fin 2011, l’encours de la dette régionale est estimé à 689 M€, ce qui ne représente que 260 € par habitant, et demeure inférieur à la moyenne des régions. Après une phase initiale de désendettement en 2005-2006, la Région poursuit une politique de recours maîtrisé à l’emprunt depuis 2007, en lien avec la progression de ses investissements, qu’elle autofinance à plus de 40 %.
Le choix d’un emprunt d’équilibre de 200 M€ s’inscrit dans cette politique de recours maîtrisé à l’emprunt, qui est rendue possible par la capacité d’autofinancement élevée de la Région, qu’elle souhaite préserver afin de ménager ses marges de manoeuvre actuelles et futures en matière d’investissements.