Le 21 mars, Christian Bourquin a réuni la communauté maritime au Corum de Montpellier pour lancer le Parlement de la Mer.
Dans un contexte économique et budgétaire fortement contraint, le budget 2013 de la Région concilie maîtrise financière et audace dans le choix des politiques publiques mises en oeuvre.
Ce budget se caractérise par :
Un budget offensif au service du territoire et de ses habitants
un budget de 1,168 milliard d’€, en progression de +1,3 % (+ 15,4 M€)
Un budget maîtrisé
Le poids prépondérant des interventions régionales (82 % du budget)
Le budget primitif de la Région pour 2013 (1 168 milliard d’€) se répartit en :

Le budget de la Région est essentiellement un budget d’intervention réinjecté dans l’économie du territoire, au travers des entreprises, des associations, des collectivités locales et des habitants du Languedoc-Roussillon. Le budget de fonctionnement de la Région (652,3 M€) est constitué à 74 % (480,8 M€) de dépenses d’intervention, notamment dans la formation professionnelle et l’apprentissage (200 M€) et la convention ferroviaire régionale (106 M€).
Les dépenses liées au fonctionnement de l’institution régionale (32,9 M€), au personnel (119,8 M€) et à la dette (61,2 M€) représentent 18 % seulement du budget régional total (214 M€). Une partie de ces dépenses correspond aux personnels des lycées et des ports décentralisés (77,5 M€). Hors annuité de la dette, dont la progression de + 7 M€ en 2013 résulte des emprunts mobilisés en 2012, les charges de structure et de personnel s’élèvent à 152,8 M€ en 2013, soit une diminution de – 9,3 % par rapport à 2012 (168,4 M€) :
Une progression de +5,6 % des investissements régionaux
Les dépenses d’investissement s’élèvent à 515,5 M€, soit 44,1 % du budget total de la Région (1 167,9 M€), en progression de +1,8 % par rapport au budget 2012. Cette augmentation résulte de la forte progression de + 5,6 % des investissements réalisés dans le cadre du Pacte régional en faveur du développement économique qui atteignent 473 M€ en crédits de paiement (352 M€ en engagements), contre 448 M€ au budget 2012.
Les grands projets d'investissements
Dossier de presse - 3 Mo
Des actions nouvelles en faveur de la jeunesse, du pouvoir d’achat et du développement économique
Ces actions concernent principalement le développement économique (plus de 10,4 M€) :
Ces mesures nouvelles concernent également le soutien au pouvoir d’achat et à la jeunesse : lancement du 3ème appel à projets Chercheurs d’avenir, renforcement du financement des projets numériques dans les lycées (ENT) en lien avec LoRdi, engagement du Pass Contraception.
67 M€ pour soutenir directement le pouvoir d’achat des habitants du Languedoc-Roussillon
En 2013, le budget régional affecté aux aides individuelles et aux mesures de soutien direct au pouvoir d’achat s’élève à près de 67 M€, en progression de près de 7 M€ en crédits de paiement (5 M€ en engagements), par rapport au budget 2012.
Outre les mesures phares que constituent la gratuité des ordinateurs portables (LoRdi : 16,8 M€) et la gratuité des manuels scolaires (4,4 M€) pour les lycées, qui représentent un gain de pouvoir d’achat moyen de près de 800 € par lycéen, ainsi que les différents dispositifs de gratuité pour les apprentis (2,8 M€), ce soutien se renforce, en 2013, autour de 3 axes majeurs :
BP 2013 | CP inscrits | Effet levier |
| Dépenses directes | 216 731 000 | 216 731 000 |
| dont travaux | 166 918 000 | 166 918 000 |
| dont acquisitions | 49 813 000 | 49 813 000 |
| Subventions | 239 333 000 | 1 196 665 000 |
TOTAL | 456 064 000 | 1 413 396 000 |
La Région vote son budget en équilibre, tant en fonctionnement qu’en investissement. Ses recettes s’établissent au même montant que ses dépenses, soit 1,168 milliard d’€, en progression de +1,3% par rapport au budget 2012 :
Il s’agit, depuis la réforme fiscale de 2010, d’une évolution structurelle des budgets régionaux, en raison du poids dans les recettes (63%) des dotations budgétaires et fiscales de l’Etat qui sont pour la plupart figées, et du manque de dynamisme de la fiscalité indirecte régionale (cartes grises et parts régionales de TIPP).
730,3 M€ (62,5%) de dotations et dotations fiscales
Leur part a été fortement accrue depuis 2010 par la réforme fiscale qui a supprimé la fiscalité directe régionale. Elles comprennent :
245,2 M€ (21%) de ressources propres hors emprunt
Ces ressources correspondent aux dernières marges de manoeuvre de la Région en matière de fiscalité indirecte (parts régionales de TIPP et cartes grises) et aux recettes générées par les investissements et les interventions régionales (Fonds de compensation de la TVA, subventions perçues, remboursement des avances…) :
192,4 M€ (16,5%) pour l‘emprunt
Fin 2012, l’encours de la dette régionale est estimé à 786 M€, soit une capacité de désendettement inférieure à quatre années traduisant un faible endettement. La Région poursuit une politique de recours maîtrisé à l’emprunt depuis 2007, en lien avec la progression de ses investissements, qu’elle autofinance à plus de 40%.
Le choix d’un emprunt d’équilibre de 192,4 M€ en 2013 s’inscrit dans cette politique de recours maîtrisé à l’emprunt, qui est rendue possible par la capacité d’autofinancement élevée de la Région qu’elle souhaite préserver, afin de conserver ses marges de manoeuvre en matière d’investissements.